A.S. Golf de Forges les bains
Pratiquer le golf en toute convivialité
Le 14/12/2021
Fourqueux
DEBRIEFING DU CAPITAINE – MATCH DU 12/12/2021
FOURQUEUX / FORGES LES BAINS
Dernier déplacement de l’année, que nous avions préparé comme une mission de l’agence spatiale européenne sur la station spatiale internationale : lancement de deux satellites espions le lundi 6 décembre 2021 afin de reconnaître le parcours, mise à disposition dans la foulée des photos satellites prises durant la mission, accompagnées de relevés topographiques et d’éléments d’analyse stratégique sur messagerie WhatsApp non cryptée.
La victoire de la semaine dernière avait placé l’équipe sur orbite Golfy-stationnaire et instauré un certain état d’apesanteur parmi les joueurs et le capitaine. Accrocher Fourqueux, nous semblait soudainement accessible, comme décrocher la Lune ! Et si nous étions un peu, moi y compris, partis en mode « Dans la peau de Thomas Pesquet », l’expérience, sans vouloir tuer le suspense du déroulement de la mission, a plutôt ressemblé à un nouvel épisode de la séquence culte du Muppet Show : « Les cochons dans l’espâââââce » ! Même si aucun des joueurs sélectionnés n’ayant les cheveux blonds, personne ne pouvait endosser le rôle de Miss Piggy !
Pour cette mission l’équipage retenu était le suivant :
* Pour des raisons de politique internationale nous n’avons pas été autorisés, par le Président Poutine en personne, à utiliser le patronyme de Youri Gagarine.
Capitaine : Cédric « Mr Spock » MATHIEU (à défaut d’avoir les oreilles en pointe, les miennes sont décollées)
Le démarrage de la mission était quelque peu chaotique :
- Tesla Boy ratait la bonne sortie dans le tunnel spatio-temporel A86 et se retrouvait obligé de contourner par la nébuleuse de Saint Germain en Laye avant de réussir son arrimage à la station orbitale Fourqueux G&CC
- La faute à des coordonnées GPS imprécises, Mr Spock et Space Jam rataient leur téléportation à l’arrivée sur Fourqueux : un tour de pâté de maison plus tard ils parvenaient cependant à avoir le portail d’entrée du golf en visuel !
- Le décollage des parties annoncé la veille à H 9:00 GMT après vérification auprès du centre de contrôle, était finalement prévu à H 9:30 GMT … alors que tout le monde était déjà sur le pont, en scaphandre, prêt à rejoindre le pas de tir … Résultat des courses, le bar n’étant pas encore ouvert, tout le monde s’est occupé comme il a pu en attendant (concours de putting, practice à volonté, etc.)
- Panique au départ du trou n° 1 : pas de starter en vue, les joueurs de Forges se sentent un peu seuls, quand soudain c’est l’arrivée des petits hommes bleu ciel ! La rencontre va enfin pouvoir démarrer.
Les quelques mouettes posées sur le fairway du 1 déguerpisse à la vue de Samuel à l’adresse qui place une jolie balle en fade du côté droit du fairway. Son adversaire lance sa 1ère d’une longue série de fusées au drive plein fairway …
Dans le S2, Bastien qui n’avait pas bien regardé la carte du plan de vol envoie un magnifique bois 3 sur la gauche ! Son enthousiasme retombe quand son adversaire lui parle du hors limite matérialisé par quelques piquets blancs au loin à gauche … D’ailleurs pour éviter cela, lui fait un magnifique slice en direction du 18 !
Pour le départ du simple 3, Salif est un peu crispé, peut-être un peu déboussolé de se retrouver seul, alors qu’il vient d’enchaîner 2 victoires en double avec Arnauld. Merci capitaine pour la modification de compo…
Du coup drive un peu court à gauche dans le rough, mais rien d’inquiétant.
C’est l’heure d’allumer les moteurs du 4ème étage de la fusée Forges les Bains. Encore pas bien réveillé, Jules est encore à la recherche d’un relève-pitch et d’un parapluie, à quelques secondes du départ. Ce qui ne l’empêche pas de taper un bon coup (si ma mémoire ne me joue pas des tours).
C’est au tour d’Olivier de s’élancer, ce qu’il fait magsitralement d’un superbe drive plein fairway. Imité peu après par son adversaire du jour.
Alors que la pluie (heureusement pas de météorites) s’intensifie c’est à Christophe d’entamer sa partie. Et là j’avoue, trou noir en ce qui me concerne, je ne me souviens plus où est partie sa balle …
C’est l’heure du lancement des satellites à double canal de télécommunication : FOURSOME 1, FOURSOME 2 et FOURSOME 3.
Le 1er lancement est parfaitement réussi par Alex qui met son drive plein fairway à portée de green pour Philippe, son néo-acolyte du jour.
Pour le 2ème lancement c’est Pierre-Yves qui s’y colle. Il active le mode fade de son driver et pose sa balle sur la partie gauche du fairway. L’angle est un peu fermé pour aller chercher le green pour Arnauld au coup suivant.
Pour le dernier lancement, c’est Stéphane qui a pris les commandes de la DeLoreane, non pas pour un retour vers le futur, mais pour un retour en arrière après que la balle ait heurté un des premiers sapins sur la droite. Ça m’apprendra à lui avoir rappelé avec insistance avant qu’il joue que le tapis de départ d’hiver était aligné vers la gauche …
Une fois toutes les parties lancées, je m’attelais à une analyse approfondie de la carte du parcours car avec ces trois 9 trous Bleu, Blanc et Rouge qui s’entrecroisent, il y a non seulement de quoi en voir de toutes les couleurs (de l’arc- en-ciel surgi pendant l’ondée), mais aussi de quoi ne plus savoir où se positionner pour suivre les parties.
Je décide finalement de me poster entre le green du 7 et le départ du 8.
A ce stade de la mission par mal de voyants commencent à passer à l’orange, voire au rouge. Pas beaucoup de vert ni au tableau de bord, ni au tableau des scores …
Et pourtant tout commence par une bonne surprise : contre toute attente Samuel est 2 UP au départ du 8 contre un adversaire pourtant classé 3, mais qui est pour le moment un peu à côté de ses pompes. Et ce alors que Samuel vient de perdre le trou n° 7. Peut-être 2 points à l’horizon que l’on attendait pas !
Dans le simple 2, la logique des index est quant à elle respectée : Bastien est déjà 4 down au départ du 8, qu’il perd en faisant le par, suite à un deuxième birdie depuis le début de son adversaire, lui aussi classé 3, et surpuissant à la mise en jeu : Bastien se prend environ 80 mètres au drive et le type est plus long au fer 4 que Bastien au bois 3 …
Puis c’est au tour de la rencontre du 3ème type de se produire sous mes yeux : Malmené depuis le début de la partie par un adversaire coriace, surtout aux approches et au putting, Salif gagne le trou N° 7. Il reste tout de même 2 down au départ du 8, à l’issue duquel il repasse 3 down, la faute à un petit putt pour le par qui ne tombe pas ! Manque de chance pour nous, Rodolphe MORTEAU ne joue pas comme une saucisse !
Salif est rapidement suivi par Jules, qui émerge peu à peu au fil des trous et peut compter sur un putting solide notamment au niveau des putts de retour, pour se maintenir à hauteur de son adversaire : Jules n’est que 1 down au départ du 8.
C’est un Olivier des bon jours qui se présentent aux abords du green du 7, mais il entrouvre alors légèrement la porte à son adversaire qui en profite pour repasser à égalité (TIED).
C’est alors que survient la première mauvaise surprise de la journée : Christophe a du mal à trouver les bons réglages au niveau de la carburation de ses boosters, et bien qu’ayant gagné le trou n° 7, il est tout de même 2 down au départ du 8. Cependant son adversaire est manifestement ce que l’on appelle un faux index : il est certes classé 17 mais joue nettement mieux que ce niveau. Il va falloir que Poussin s’accroche et lui vole un peu dans les plumes !
Dans le double 1, Philippe et Alex traversent une petite zone de turbulence sur le 7 : Alex a raté son départ, Philippe gratte son approche au 4ème coup et voilà relancée ma réputation de chat noir : alors qu’ils étaient TIED, les voilà 1 down. Je m’insurge contre cette réputation injuste en rappelant que peu de temps avant, Salif et Christophe ont gagné le 7 alors que j’étais là, et que Jules l’a partagé en rentrant un second putt loin d’être donné. Non mais !
C’est un double 2 en perdition qui arrive ensuite au green du 7. Manifestement, Arnauld est en mode « very bad trip » ce matin et Pierre-Yves a bien du mal à lancer la Remontada à lui tout seul. En tant que capitaine, je me dis, mais c’est un peu tard, que j’aurais peut-être dû laisser Arnauld et Salif ensemble. Arnauld et Pierre-Yves sont déjà 5 down au départ du 8, et semblent plus près du crash que de l’alunissage réussi…
Dans le double 3, Tonio et Stéphane font preuve de patience face à un duo d’adversaire moins expérimenté qu’eux mais non dénué de talent pour autant. Au passage au 8, nos deux compères sont 1 down, et ont encore largement le temps de repasser en tête.
Néanmoins quasiment à mi-parcours, 1 seule partie est UP, 1 est TIED, et 7 sont DOWN. Le scénario penche davantage du côté du crash de Columbia lors de la phase de retour dans l’atmosphère que du côté deuxième mission réussie à bord de l’ISS pour Thomas Pesquet...
La suite des évènements va malheureusement venir confirmer cette tendance. Une fois tout le monde passé au 8 je vais me poster aux abords du green du 14 puis du 13 pour voir comment les choses évoluent.
Manquant de vigilance je laisse Samuel exécuter une fausse manœuvre au bord du green du 14 : il est tellement prêt du green que ni lui ni moi ne réalisons qu’il est rough. Il relève sa balle et la replace. Son adversaire lui indique ne pas lui en tenir rigueur mais l’en informe quand même : résultat Samuel conclut le trou sur un 3 putts tout en déstabilisation psychologique. Mais il est fort heureusement imité par son adversaire. Du coup il reste 2 down au départ du 15.
J’avance alors vers le green du 13 où arrive un Bastien en grande difficulté : après une mise en jeu lâchée sous un sapin à gauche et un recentrage compliqué entre les arbres, il finit par rendre les armes en s’inclinant 7 et 5. Dur de lutter contre un adversaire qui n’a rien raté hormis un bogey au 11, pour avoir tenté une attaque de green en 2 un peu trop agressive sur ce par 5.
Fourqueux 2 – Forges les Bains 0
Dans la foulée, nous recevons la dernière transmission de l’USS Samuel : « Perdu 4 et 2 ». Il a néanmoins réussi à s’éjecter dans sa capsule de secours et regagne le clubhouse sain et sauf.
A peine 4 minutes plus tard c’est au tour d’un Salif, tête basse, de remonter vers le green du 13. Un deuxième coup raté depuis le rough et un putt qui ne tombe pas plus tard, la messe et dite : Salif s’incline 7 et 5. Pas facile la vie de simple 3 dans cette coupe de Paris...
Fourqueux 6 – Forges les Bains 0
Jules, enfin réveillé et clairement revanchard nous redonne espoir en passant TIED au départ du 14. Suivi de près par Olivier qui est seulement 1 down au même endroit. Jules m’ayant l’air gonflé à bloc je le laisse continuer en solo. Bastien part soutenir Olivier pour la dernière ligne droite (même si le terme est loin d’être approprié à Fourqueux).
Christophe arrive ensuite et semble lui aussi en galère, ce que confirme le score au sortir du 13 : 3 down. Je lui adjoint Salif pour le cadeyer sur les derniers trous. Car un 12 – 0 sur les simples signerait notre arrêt de mort.
Samuel recommence à émettre et nous informe que le D3 est TIED au départ du 13, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
Mais celle-ci est aussitôt douchée par un nouveau coup de massue sur le green du 13 : le 1er foursome s’incline 6 et 5, suite à un gros trou d’air ayant entraîné une dépréssurisation de la cabine sur les trous 8 à 13 : 5 trous perdus sur 6 depuis le départ du 8 … Philippe et Alex n’ont rien pu faire quand leurs deux jeunes adversaires du jour ont activé le mode vitesse lumière et ont fait un bond dans l’hyperespace en les clouant sur place !
Fourqueux 9 – Forges les Bains 0
Pas le temps de se lancer dans de savants calculs pour évaluer comment se sortir de ce qui ressemble de plus en plus à un traquenard, car le double 2 est à l’attaque de green du 13. Fourqueux se place en position de birdie en 2 sur le green, tandis qu’Arnauld manque un coup en fade compliqué et voit sa balle finir en pull à hauteur du mât, 10 mètres à gauche du green environ. Un tronc d’arbre plus tard sur l’approche de Pierre-Yves et Arnauld met la balle en 4 sur le green. Le putt de Pierre-Yves ne tombe pas et le match est plié : défaite 7 et 5 du double 2 …
Fourqueux 12 – Forges les Bains 0
C’est désormais le spectre du zéro pointé qui se profile à l’horizon.
Il est alors temps de remonter vers le green du 17 pour prendre des nouvelles des simples encore en jeu. Faute d’info au scanner cosmique sur l’ensemble de la bande passante, il faut aller pêcher les infos en visuel au contact direct des parties.
Dans le simple 4 Jules et son adversaire ont tous les deux égarés leurs mises en jeu non pas dans des champs d’astéroïdes, mais dans des champs de patates : Fourqueux est en perdition dans le rough quasi marécageux de gauche et est obligé d’aller rejouer du départ. Jules retrouve sa balle pluggée dans le rough de droite.
Son adversaire ne lâche rien et plante le mât en 2 avec sa deuxième balle. Mais Jules ne se laisse pas faire alors qu’il a laissé son 2ème coup court à l’entrée du green. Il sort un solide 2 putts qui lui permet de rester en vie car son adversaire fait le birdie avec sa deuxième balle ! Avec le par Jules repasse 1 down, direction le 18, long par 3 de 165 mètres.
Il plante un superbe fer légèrement court du mât, mais son adversaire ne se laisse pas démonter et met un coup d’hybride à peu près à hauteur de la balle de Jules. Tout va se jouer au putting sur ce match.
Dans la foulée nous voyons successivement arriver Olivier qui perd sur le 17sur le score de 2 et 1 et Christophe qui nous rejoint sans jouer le 17 après s’être incliné 4 et 2.
Le temps de consigner ces infos dans le journal de bord sur WhatsApp et le verdict tombe dans la partie de Jules, il fait le par mais son adversaire également et celui-ci reste 1up. Il faudra remettre à Jules la médaille de la combativité car il a chèrement vendu sa peau aujourd’hui.
Fourqueux 18 – Forges les Bains 0 !!!!
Alors que tous nos espoirs reposent désormais sur Tonio et Stéphane, tout le monde est sous le choc. Vue l’heure tardive, Philippe repart, une bonne partie des troupes passe à table. Arnauld, Alex et Jules retournent sur le 17 pour voir où en sont Tonio et Stéphane.
Pensant que le service ne sera pas rapide, je charge Samuel de me commander des lasagnes et un crumble et repart aux nouvelles, ayant l’espoir que nos deux compères qui étaient 1 up au départ du 14 ont réussi à plier le match.
Que nenni ! Le suspense est à son comble : la partie est encore TIED après le 17. Tonio prend le départ du 18 et rate court à gauche laissant plus de 120 mètres pour le green à Stéphane. Pendant ce temps là Fourqueux se place court du bunker de green sur la droite, avec un chip pas simple à suivre, et mes lasagnes sont servies !
Stéphane réussit un super deuxième coup qui laisse Tonio court du green à gauche avec un chip tout en montée.
On connaît la solidité du petit jeu de l’animal : il plante le mât à « donné ». Le jeune de Fourqueux réussit lui aussi une belle approche mais laisse un putt en descente pour la victoire à son partenaire. La balle file juste à gauche du trou, mes lasagnes vont refroidir, voilà les deux équipes embarquées en playoff !
Drive pleine piste mais à gauche pour Fourqueux, et mise en jeu sur la droite, légèrement rough court des 135 mètres pour Forges les Bains. Tonio attaque le green et finit sur la droite entre le bunker de fairway et le bunker de green. Fourqueux reste court à gauche après avoir accroché la branche d’un des arbres compliquant l’attaque de green par la gauche.
Le chip de Forges est beaucoup plus simple à jouer que celui de Fourqueux. C’est d’ailleurs là-dessus que la partie va basculer.
Fourqueux plugge sa balle un peu en dessous de la lèvre du bunker de green, sortie quasi impossible à suivre, pendant que Stéphane expédie un pitch un peu topé à une distance rentrable pour le par !
Fourqueux réussit à sortir sur la lèvre du bunker et chippe pour 4 un peu long derrière trou. Le 1er putt termine à « donné » mais pour double bogey. Forges a alors deux putts pour gagner. Tonio rate le par de peu mais se met à « donné » pour bogey.
Ouf ! On a eu très très chaud. Pas comme mes lasagnes qui sont alors très très froides, à tel point que Pierre-Yves a même mangé mon dessert qui avait lui aussi fini par être servi !
Tonio et Stéphane sauvent l’honneur de Forges et nous permettent d’éviter un cuisant 21 – 0.
Fourqueux 18 – Forges les Bains 3. On est bien loin de la victoire 11 à 10 que mes espoirs les plus fous me faisaient entrevoir avec les quelques remaniements opérés par rapport à la compo victorieuse de la semaine précédente …
L’atterissage est un peu dur après l’envolée de la semaine passée : les parachutes n’ont pas bien fonctionné et malgré un terrain plutôt gras le contact avec le sol a été plutôt brutal pour la mission Forges les Bains.
Un coup de micro-ondes plus tard et mes lasagnes sont à nouveau chaudes, je n’ai plus qu’à recommander un crumble pour finir de recharger mes batteries.
C’est en fini de nos aventures en Coupe de Paris cette année. Rendez-vous en 2022 pour la Coupe de la Ligue.
D’ici là, passez tous de bonnes fêtes de fin d’année et à bientôt pour de nouvelles aventures, vers l’infini et au-delà ! Et je dit ça sans aucune volonté de faire le Buzz !
Le capitaine,
Cédric MATHIEU